Le terme lingerie désigne l’ensemble des sous-vêtements et vêtements de nuit, la lingerie est faite de tissus fins, elle est légère ou transparente, soyeuse ou en dentelle.
Autrefois, la lingerie était qualifiée de « linge de corps » et parfois appelée « dessous ».
Ce n’est qu’à la fin du siècle dernier que le terme « dessous » est venu remplacer l’expression « linge de corps », plus proche du pragmatisme que de l’érotisme. Le terme « lingerie » a longtemps désigné les sous-vêtements féminins, depuis les années 1990 ce terme est utilisé pour certains sous-vêtements masculins.
Au fil des années, au gré des mentalités et des mœurs, la lingerie a évoluée, elle apparaît durant la Grèce et la Rome antique sous la forme d’un apodesme, un bandeau de tissu placé sous la poitrine afin de la maintenir lors des mouvements.
Obsédés par l’harmonie, les Grecs et les Romains s’opposent à l’idée du sein tombant, ils emprisonnent les seins essentiellement pour freiner leur croissance, cédant la place au mamillare, soutien-gorge de cuir mou chargé d’écraser la poitrine.
Plusieurs siècles plus tard, c’est la mode des vêtements moulants, finie la liberté, la lingerie est taillée près du corps, lacé, le corsage enserre le buste comme une cuirasse. Les vêtements étranglent à nouveau une poitrine que le puritanisme moyenâgeux préférerait effacer.
De plus en plus étroits, ils font des ravages : cages thoraciques déformées, poumons atrophiés… Des culottes longues en coton, agrémentées parfois de dentelles, couvrent l’intimité des femmes.
Les siècles passent, les tendances ne cesseront de s’inverser : seins serrés, puis mis en évidence, de nouveau étouffés…
Au début du 19ème siècle, le corset se redéfinit : il prend la forme d’un S pour souligner la finesse de la taille et la rondeur sensuelle des hanches et des fesses. Il n’en est que plus dangereux pour la santé…
Lors de la Première Guerre mondiale, la société évolue. Les femmes veulent-être plus à l’aise dans leurs vêtements, elles atténuent l’effet érotique de leurs attributs en dissimulant leur poitrine sous des bandeaux et vêtements large. Fini le corset trop étroit !
Les femmes respirent et s’affirment à travers leurs vêtements et sous-vêtements, les jupes et culottes se font plus courtes, les jambes se dévoilent avec les bas et des porte-jarretelles.
L’apparition de la gaine à commencée dans les années 30. Composée d’une pièce de tissu qui recouvre une partie du ventre, les hanches et les cuisses, elle a pour but de maintenir le bassin et aplatir les formes. La gaine est portée sous de fines combinaisons en soie.
Dans les années 50, la guêpière (bustier porte-jarretelle) remplace la gaine.
Le soutien-gorge (inventé en 1913 par un jeune Américain) n’avait pas eu de succès, mais devient très prisé par les femmes après la guerre. Les gaines sont progressivement délaissées et remplacées par les soutiens-gorges qui galbent les poitrines.
Lors de l’apparition de nouvelles matières comme le stretch, le satin, la soie, la résille, la mousseline… les soutiens-gorges et culottes deviennent des objets de séduction alliant confort et féminité.
Dans les années 90, de nouveaux modèles de lingerie s’emparent du marché des sous-vêtements, les strings et tangas qui deviennent très tendances, invisible, ils se fondent sous les vêtements.
Aujourd’hui, la lingerie se veut fonctionnelle, chic et sensuelle. C’est un produit de consommation emblématique de la mode et de féminité. Douce, soyeuse, légère ou transparente, elle est pour de nombreuses femmes et hommes un atout de séduction !









